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Maryam Akbari Monfared, une prisonnière politique :

Privée des visites de famille pour avoir chanté

Elle-même prisonnière politique, Maryam Akbari Monfared avait porté plainte contre les " exécutions arbitraires " dont trois membres de sa famille ont été victimes
Elle-même prisonnière politique, Maryam Akbari Monfared avait porté plainte contre les " exécutions arbitraires " dont trois membres de sa famille ont été victimes

Maryam Akbari Monfared, une prisonnière politique qui se trouve en prison d’Evin depuis les manifestations des révoltes de 2009, a été transférée à une cellule individuelle et est privée des visites familiales depuis plusieurs semaines, apprend-t-on des sources proches de la détenue.

Akbari Monfared est ainsi châtiée pour avoir chanté un hymne à la gloire de trois prisonniers politiques kurdes pendus le 8 septembre dernier, dans les lieux de rencontre entre les détenues et leurs familles à Evin.

Arrêtée le 27 décembre 2009, à l’apogée des révoltes qui avaient commencé à contester des fraudes électorales pour aboutir à l’aspiration à la chute du pouvoir en place, Maryam Akbari Monfared a été condamné par un tribunal dirigé par le tristement célèbre juge, Abolqasem Salavati, pour " liaison avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK) ". Elle écope de 15 ans de réclusion pour ce délit qui est synonyme dans la République islamique d’être " en guerre contre Dieu ".

En 2016, elle porte plainte depuis la prison, contre l’assassinat de deux de ses frères et l’une de ses sœurs dans les évènements de 1980, dans lesquelles des milliers d’opposants ont été assassinés dans les prisons.

Les autorités carcérales et les services secrets iraniens lui imposent de graves pressions pour la faire renoncer à cette plainte qui fait notamment beaucoup d’écho dans la société, ce qu’elle refusera toujours. Elle a continué à demander des explications sur les " exécutions arbitraires " dont les membres de sa famille ont été victimes, ainsi que des détails sur leurs lieux d’inhumation.

Elle a payé le tribut de cette persévérance par toute une série de nouvelles pressions, notamment la privation des soins médicaux dont elle a besoin. Elle a même été menacée à maintes reprises d’être privée définitivement des visites de sa petite fille.

Ce transfert en cellule individuelle est le dernier châtiment en date qu’elle subit.

   

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