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7 octobre 2009

Retour victorieux de 36 otages à Achraf

La première prise d’otage de l’Histoire qui connaîtra un dénouement heureux sans payer aucun gage au preneurs d’otages

De retour dans le camp d’Achraf, les otages libérés sont mis en honneur par leurs compagnons
De retour dans le camp d’Achraf, les otages libérés sont mis en honneur par leurs compagnons

Le 7 octobre 2009, 36 résidents du camp Achraf réfugiant les opposants iraniens en Irak, retournent dans le camp après 72 jours où ils avaient été pris en otage par les forces irakiennes.

Les 28 et 29 juillet 2009, sur l’ordre du premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, un homme de main de Téhéran qui a pris le pouvoir en Irak, les forces armées et la police irakiennes ont donné l’assaut contre le camp d’Achraf. L’assaut qui s’effectue contre une population sans défense est des plus brutales. Des résidents qui manifestent seront écrasés par des chars, tabassés par des coups de bâton, des haches et autres armes froides avant d’être ciblés par des coups de feu. Onze militants des Moudjahidine du peuple trouveront la mort dans cet assaut. Des centaines d’autres seront blessés ou handicapés à vie. De même, 36 résidents du camp sont pris en otage par les forces armées irakiennes. Ils sont écroués, torturés, détenus dans des cachots où ils ne peuvent même-pas se tenir debout.

Le groupe décide alors de faire bloc et de résister à toutes les sauvageries dont il est victime. Dès le début, il entame une grève de la faim pour contrecarrer le complot de Téhéran.

Le régime iranien tente de les récupérer et de les transférer en Iran, comme il l’avait fait auparavant en ce qui concerne deux autres militants des Moudjahidine du peuple en Iran, Hossein Pouyan et Mohammad Ali Zahedi, enlevés en août, par la police à Bagdad, avant d’être transféré d’abord dans une cellule au sous-sol du ministère de l’Intérieur de l’Irak, puis de là, à l’Iran.

Le même complot se trame pour les 36 otages. Mais leur grève de la faim aussitôt médiatisée et suivi par des militants des Moudjahidine du peuple dans plusieurs grandes capitales d’Europe et de l’Amérique.

Dans un premier temps, un tribunal de la ville de Khalis (proche du camp d’Achraf) se prononce le 23 août 2009 pour la libération des 36 otages. Le pouvoir irakien refuse de se plier sous des prétextes absurdes, rejetées cette fois par un autre tribunal le 16 septembre.

Al-Maliki ordonne quand-même de les garder. Entre-temps les otages sont transférés de la prison de Khalis dans laquelle ils se trouvaient à une autre prison sous l’égide du ministère de l’Intérieur, à Bagdad ; ce qui laisse supposer l’acheminement vers un transfert pour l’Iran.

Les otages intensifient leur résistance en entamant une grève de la faim à sec qui durera sept jours et les amènera tous au bord de l’agonie.

Finalement, le 27 septembre 2009, le tribunal irakien acquittera les 36 opposants iraniens de tous les délits qui leurs sont attribué, prononçant un non-lieu pour tous les inculpés.

Entre-temps, la pression internationale s’intensifie également contre le gouvernement irakien pour libérer les 36 personnes. Après le dénouement de l’affaire, Maryam Radjavi rendra notamment hommage à Danielle Mitterrand, Alejo Vidal-Quadras (alors vice-président du Parlement européen), l’ancien premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali, le juge suprême palestinien Cheikh Taissir Dayut Tamimi et le Lord britannique Robin Corbett, pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération des otages  

Le 7 octobre 2009, les otages sont libérés et transférés au bord d’un minibus au camp d’Achraf, alors que plusieurs d’entre eux sont dans l’agonie.

C’est la première prise d’otage de l’Histoire qui connaîtra un dénouement heureux sans payer aucun gage au preneurs d’otages, fera remarquer Monseigneur Jacques Gaillot après cette libération.

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