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La Résistance révèle les noms de onze défenseurs des droits de l’homme arrêtés en mai

iran DDH
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Craignant la situation explosive de la société, le régime iranien a intensifié la répression et les arrestations arbitraires contre les opposants dans le pays. La désignation d'Ebrahim Raissi en tant que Chef du Judiciaire, et les nominations de Salami, Fadavi et Naghdi, tous trois connus pour faire partie des dirigeants les plus brutaux des Pasdarans en tant que respectivement, commandant en chef, commandant en second et coordinateur général des Gardiens de la révolution, font tous partie des mesures désespérées prises par Khamenei afin de contenir la crise fatale qui touche le régime. D’autres mesures répressives pour prévenir les soulèvements populaires comportent également l’établissement de rondes nocturnes des « patrouilles de sécurité pour les quartiers », nommé Razavioun, ainsi que la nouvelle vague d'arrestations dans tout le pays, en particulier parmi les sympathisants de l'OMPI.


Dans un communiqué, le Conseil national de la Résistance iranienne a révélé les noms de onze personnes arrêtées fin avril et les premiers jours du mois de mai:
Nematollah Hakimi Kiasarai, 46 ans, Téhéran
Salar Eskandarzadeh, 29 ans, Téhéran
Hamid-Reza Haddadi, 36 ans, Kermanshah
Darius Hosseini, 65 ans, Mahshahr
Mohammad Khatibnia, 28 ans, Khoramabad
Reza Nabavi, 24 ans, Semnan
Mohsen Hosseini, 23 ans, accompagné de ses deux frères, Neychabour
Mahmoud Salami, 25 ans, Neychabour
Shokouh Majd, 55 ans, Neychabour


Auparavant, le 23 avril 2019, l’OMPI a annoncé les noms de 28 personnes arrêtées avant cette date.


Le mollah Mahmoud Alavi, Ministre des renseignements du régime, avait annoncé le 19 avril 2019 que 116 équipes en relation avec l'OMPI avaient été arrêtées l'année dernière. Par la suite, le directeur des services de renseignement de la province de l’Azerbaïdjan oriental a annoncé le 24 avril 2019, 110 cas d’arrestation et de répression à l’égard de l’OMPI dans cette province au cours de l’année iranienne 1397 (à compter du 21 mars 2018). Les chiffres réels concernant les arrestations sont beaucoup plus élevés. Chaque organe répressif distinct du régime des mollahs, à l’instar de l’Organisation du renseignement des Pasdarans, du contre-espionnage des Pasdarans, des forces de sécurité générales et du bureau du procureur, détient sa part dans les arrestations arbitriares.


Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a affirmé que les prisonniers politiques faisaient l'objet de tortures et d'exécution ou de longues peines de prison, appelant à nouveau le Secrétaire général des Nations Unies, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme, le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies et les organisations internationales de défense des droits humains, à prendre des mesures urgentes pour libérer les personnes arrêtées et à désigner des délégations pour qu'elles se rendent dans les prisons du régime et rencontrent des prisonniers politiques.

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