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Un article de Columbia Tribune (Missouri) :

Le soulagement des sanctions ne favoriserait ni la modération de l'Iran ni l'aide à son peuple

Les Gardiens de la révolution sur le sol syrien / Le JCPOA n’a pas assouvi la soif des interventions de l’Iran dans les conflits de la région
Les Gardiens de la révolution sur le sol syrien / Le JCPOA n’a pas assouvi la soif des interventions de l’Iran dans les conflits de la région

L’ingérence régionale, le renforcement des forces armées et la confrontation avec les " ennemis " sont ses priorités du régime iranien, et non l'amélioration de sa politique intérieure ou la vie de ses habitants, écrit Kasra Nejat, le président d'une association culturelle irano-américaine, dans un article paru dans le Columbia Tribune, l’un des principaux quotidiens de l’État du Missouri aux États-Unis que vous pourrez lire ci-dessous :

 

Lorsque l'accord sur le nucléaire iranien a été vendu au public occidental en 2015, le récit prédominant était que l'allégement des sanctions encouragerait une tendance générale à la modération au sein du régime théocratique. Le préambule du Plan d'action global commun (PAGC ou en anglais JCPOA) déclare même que ses signataires prévoyaient que l'accord contribuerait de manière positive à la paix et à la stabilité dans toute la région.

Trois ans plus tard, la réalité est très différente.

Les empreintes digitales de la République islamique sont présentes dans presque tous les conflits qui empêchent la région de parvenir à une stabilité significative. Grâce à l'influence persistante et radicale de l'Iran, les crises qui définissaient alors le Moyen-Orient se sont poursuivies sans relâche et, dans certains cas, ont même accéléré.

Ces derniers mois, l’influence maligne de l’Iran s’est étendue aux pays occidentaux, où diverses intrigues et activités ont été découvertes, qui témoignent de l’hostilité persistante du régime iranien. Au moins deux agents de la République islamique ont été inculpés devant un tribunal américain pour espionnage et préparation, semble-t-il, de possibles attaques sur des militants de la résistance iranienne vivant aux États-Unis.

Parallèlement à l'utilisation potentielle du terrorisme et à une guerre asymétrique contre l'Occident, d'autres activités montrent que l'Iran s'appuie sur des menaces plus traditionnelles. Le régime a continué à stocker et à tester des missiles balistiques, y compris ceux susceptibles de transporter des ogives nucléaires - une des principales raisons du retrait du président Trump du JCPOA en mai.

Pendant ce temps, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a repris le harcèlement des navires de la marine et des navires de commerce occidentaux dans le golfe Persique - une politique active pendant la majeure partie de la durée de l'accord sur le nucléaire. Des dizaines d’interférences " dangereuses et non professionnelles " ont été enregistrées en 2015 et 2016, le CGRI refusant parfois de rompre son approche rapide jusqu'à ce que des tirs d'avertissement soient tirés dans l'eau.

Le mois dernier, plusieurs embarcations commando du CGRI ont surveillé l’USS Essex, à moins de 300 mètres, tandis que le général Joseph Votel, à la tête du US Central Command, était à bord.

Même si une grande partie de l'Europe conspuerait pour aider les Iraniens à éviter l'effet de nouvelles sanctions, l'hostilité iranienne ne s'est pas limitée aux États-Unis. Peu de temps avant l'incident du USS Essex, des e ;barcations similaires de l'IRGC avaient bloqué le cours du destroyer britannique HMS Dragon. Les attaques terroristes déjouées contre des cibles européennes ont été encore plus révélatrices, notamment la résidence albanaise de plus de 2.500 membres du principal groupe d’opposition iranien, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), en mars; et le rassemblement international près de Paris de la coalition parente de l'OMPI, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), en juin. Le deuxième incident était si audacieux qu'un diplomate iranien de haut rang avait fourni les explosifs et les instructions à deux agents.

Depuis près de trois ans, le régime iranien a bénéficié d'un allégement généralisé des sanctions, ce qui souligne le fait que l'ingérence régionale, le renforcement des forces armées et la confrontation avec les " ennemis " sont ses priorités de l'Iran, et non l'amélioration de sa politique intérieure ou la vie de ses habitants. Les troubles intérieurs qui imprègnent la République islamique depuis le soulèvement de masse de tout le pays à la fin de l’année dernière ont montré au grand public que de graves problèmes économiques résultaient de la négligence et de la mauvaise gestion du gouvernement, et non de sanctions internationales. Les manifestations ont été définies par des slogans tels que: " Lâche la Syrie; Pense à nous. "

Le peuple iranien sait que le CGRI contrôle la grande majorité des ressources de l'Iran, qu'il dirige la répression du sentiment pro-démocratique et l'exportation de la révolution islamique.

La dirigeante de la Résistance, Maryam Radjavi, a déclaré que, quelles que soient les sanctions imposées, le peuple iranien souffrira de difficultés économiques tant que les mollahs resteraient au pouvoir.

La même conclusion peut être tirée en ce qui concerne la politique guerrière de Téhéran et ses activités anti-occidentales. Les partisans de l’allégement des sanctions ne peuvent plus défendre l’idée que cette conciliation favorise la modération, pas plus qu’ils ne peuvent adapter leur texte aux préoccupations du peuple iranien. Il est clair qu'une politique de pression maximale sur le régime iranien est la bonne solution, bénéficiant à la fois aux intérêts occidentaux et à ceux du peuple iranien et ses perspectives d'un avenir libre et démocratique.

Le peuple iranien n'a qu'une priorité: se libérer de l'emprise de la dictature cléricale. Cette priorité devrait être partagée par la communauté internationale lorsqu'elle envisage la politique iranienne dans les jours et les mois à venir.

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