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Téhéran : Le choix entre le moins pire et le pire !

Le Guide suprême de la dictature iranien, coincé entre la paralysie de son régime et des concessions énormes à faire
Le Guide suprême de la dictature iranien, coincé entre la paralysie de son régime et des concessions énormes à faire

 

Le Guide suprême de la théocratie iranien, Ali Khamenei, a modifié à maintes reprises sa position sur l'accord nucléaire iranien. Au cours même des négociations, selon les circonstances, il a soit soutenu l’équipe des négociateurs iraniens, soit pris ses distances pour jouer le rôle du faucon. Plus tard, les négociateurs ont révélé que toutes les étapes des négociations pour l’accord de juillet 2015, n’ont abouti qu’avec l’aval du dictateur lui-même.

 

Cependant, à la suite de la décision du président américain Donald Trump de se retirer du PAGC, la première réaction de Khamenei a été de déclarer: "N'ai-je pas dit que vous ne pouviez pas faire confiance à leurs paroles ? ".

 

Khamenei a l'intention d'imputer tout le fardeau de l’échec du PAGC à la faction du président Hassan Rouhani. Dans le même discours, il a dit qu'il a ordonné aux négociateurs iranien " d'obtenir de vraies garanties avant de conclure des accords avec les Européens ".

 

"Je ne fais pas non plus confiance à ces trois pays ", a ajouté Khamenei dans une allusion au Royaume-Uni, à la France et à l'Allemagne.

 

Ces remarques contradictoires de recherche de " véritables garanties " sans avoir confiance dans la Troïka européenne sont autant de signes de la très grave crise dans laquelle est plongé le régime iranien.

L'année dernière, Khamenei menaçait de brûler et de déchirer le PAGC si les États-Unis se retiraient de l'accord. Aujourd'hui, Khamenei et son régime en sont à supplier les Européens.

 

Le quotidien Sharq n’est pas dupe : "Il est clair comme de l'eau de roche qu’un second contiendra plus de contraintes que le premier".

"Même si l'équipe des négociateurs obtienne des garanties des Européens, ce qui semble peu probable, le deuxième PAGC n'aura rien à voir avec la version initiale", prévoit le quotidien.

 

Il est évident qu’avec les sanctions américaines qui pèsera lourd sur les entreprises européens, le Continent vert ne pourra pas faire grande chose pour l’Iran des ayatollahs. Khamenei le comprend mieux que quiconque, mais n’ayant aucune autre option, il refuse de reconnaître cette vérité.

 

Dans une tentative de sauver la face, Rouhani a récemment déclaré : "Le JCPOA restera en place ou sera abrogé. S'il reste, il restera en entier. Sinon, tout le monde dira au revoir."

 

Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie de Rouhani, a également répété à maintes reprises que "ce sera tout ou rien tout ou rien" pour l’Iran.

 

En fait, la théocratie iranienne doit choisir entre le retour de sanctions paralysantes et L'épée de Damoclès du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, qui permet au Conseil de sécurité de constater " l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression " et de recourir à des mesures militaires ou non militaires " pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales " ou succomber aux exigences et entamer de nouvelles négociations qui cibleront les piliers de sa stratégie pour se maintenir au pouvoir, et de faire des concessions énormes dans sa politique expansionniste régionale et dans sa course à l’élaboration des missiles balistiques.

 

 

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