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Un prisonnier politique pendu pour sa persévérance

Délit : sympathisant des Moudjahidine du peuple

Gholamreza Khosravi
Gholamreza Khosravi

Le 1er juin 2014, un sympathisant des Moudjahidine du peuple a été pendu dans la prison d’Evin de Téhéran.

 

Gholamreza Khosravi était dans la file des pendaisons du régime iranien depuis cinq mois, dans lesquels il avait été à plusieurs reprises parcouru le processus du transfert à la cellule individuelle du quartier des condamnés à mort pour l’exécution de sa peine, puis remis dans le quartier collectif des prisonniers politiques. Pendant cinq mois donc, il s’attendait à être pendu du jour au lendemain.

 

Les geôliers tentaient de tout faire pour obtenir des repentirs publics de ce sympathisant des Moudjahidine du peuple, mais celui-ci a persévéré sur ses aspirations et a refusé de se plier aux exigences de ses bourreaux.

 

C’est dès son adolescence que Gholamreza Khosravi sympathisait avec le mouvement des Moudjahidine du peuple. Il a été incarcéré une première fois dans les prisons politiques de la théocratie en place, dans les années 1980. Son délit était alors de "sympathiser avec les Moudjahidine du peuple". Ce délit faisait son honneur et c’est avec plaisir qu’il a récidivé après sa sortie de prison. En 2007, il est repris par les services secrets des ayatollahs. Cette fois-ci, son délit est plus grave : "soutien financier aux Moudjahidine du peuple".

 

Sous des tortures intenables qui se répétaient plusieurs fois par jour, Khosravi décide alors de tenir jusqu’au bout ; mieux encore de dénoncer les crimes du régime depuis la prison, où il multiplie les messages envoyés à l’extérieur.

 

Dans ces messages il ne ménage pas ses mots et il condamne vigoureusement "un régime sanguinaire sorti des ténèbres de l’Histoire", tout en affirmant et réaffirmant sa sympathie envers les Moudjahidine du peuple. Il a refusé à maintes reprises les "repentirs" proposés par les geôliers en échange de sa vie.

 

"Son héroïsme a fait la fierté du peuple iranien et sa bravoure a été une leçon de lutte pour les jeunes", a dit Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, après sa pendaison.

 

Dans l’un de ses messages, il avait écrit :

" Notre droit c’est d’être, et non de rester,

Vivons donc pour qu’après notre mort,

On sache qu’on a été 

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