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Vague d’exode de Téhéran vers la province

De plus en plus de gens fuient la capitale, indiquent les médias officiels
De plus en plus de gens fuient la capitale, indiquent les médias officiels

La pollution, la pollution sonore, la saturation de la population, des bouchons intenables dans le trafic routier, un coût de vie fortement supérieur à la province, les loyers et le coût de la construction qui montent en flèche, ont déclenché une vague d’exode de la capitale vers les autres villes de l’Iran, indique l’Agence de presse Isna.

"Téhéran n’est plus du tout attirant, non seulement pour les touristes, mais également pour sa population", écrit la même source.

Les locataires Téhéranais qui ont de plus en plus de mal à suivre la hausse des loyers, préfèrent de plus en plus l’exode vers la province d’Alborz (à l’ouest de la capitale), dont loyers sont beaucoup plus fréquentables, surtout pour ceux et celles qui ne peuvent abandonner leur profession à Téhéran.

 

Plus de 351.000 personnes ont quitté Téhéran  

Selon le dernier recensement de la population qui a eu lieu en 2016, plus de 350.632 personnes ont quitté Téhéran vers d’autres provinces du pays en les années 2011 et 2016, précise la même source. Alborz (à l’ouest de la capitale), Guilan et Mazandéran dans le nord et Khorasan-e Razavi dans le nord-est, ont été les provinces qui ont respectivement eu le plus grand nombre d’accueil dans ce nombre d’exode, ajoute encore Isna.

 

Le commerce de l’immobilier de moins en moins fructueux à Téhéran

Parmi les raisons de cet exode, énumérées par Isna, on retrouve également la stagnation économique dont l’un des signes qui ne trompe pas est la baisse sensible des bénéfices dans la construction immobilière, dû notamment aux prix très élevées des matières premières et du matériel de construction.

Alors que depuis 2017, le prix du dollar américain a connu une hausse de plus de 242% du par rapport à la monnaie nationale (le rial), dans la même période de temps, les prix de l’immobilier ont augmenté de 69%. Dans de telles circonstances peu de Téhéranais se risquent dans l’achat de l’immobilier. De nombreux chantiers ont arrêté leurs travaux et les constructeurs n’ont plus la vocation de se lancer dans de nouveaux chantiers.

 

Le risque d’un séisme meurtrier

Le site Web Asrian qui a également abordé la question, mentionne également la peur d’un séisme meurtrier, comme l’une des raisons de l’exode de la capitale. Depuis longtemps, les experts parlent d’un risque de séisme très meurtrier à Téhéran. Toute estimation faite, un tremblement de terre produirait des millions de victimes dans la grande agglomération de la capitale, compte tenu surtout de la floraison des arcs-en-ciel construits par les milieux corrompus du pouvoir, dans le seul but d’attirer des bénéfices fructueux sans se soucier des règles de construction dans une géographie à haut risque de séisme.   

 

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