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La vraie question posée aux politiques américaine et européenne face à la dictature religieuse en Iran

Message de Maryam Radjavi à la manifestation des Iraniens à Washington

Washington, manifestation de la diaspora iranienne.
Washington, manifestation de la diaspora iranienne.

« Regardez la Déclaration d'indépendance américaine. La question posée à George Washington, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et leurs camarades et partisans était la même. Notre réponse est la même : Résister et se battre jusqu'à la victoire », a déclaré Maryam Radjavi à la grande manifestation de la diaspora iranienne à Washington vendredi.

Dans son intervention vidéo, elle a déclaré: « Je vous adresse mes félicitations à l'occasion de l'anniversaire de la Résistance iranienne, le 20 Juin, Journée des martyrs et des prisonniers politiques, et pour l'anniversaire de fondation de l'Armée de la liberté ; un mouvement qui, n'a cessé pendant quatre décennies de se développer dans tous les domaines, en se fiant à ses propres efforts, lutte et sacrifices.

La souveraineté populaire contre la tyrannie des mollahs

Depuis 40 ans, pour endiguer la colère de la population, les mollahs sanguinaires désignent les États-Unis comme étant l'ennemi. Mais nous n'avons pas été trompés. Massoud Radjavi l’a déclaré : « Quand nous avons lancé "A bas les réactionnaires ! ", nous l’avons défendu. Nous n’avons cessé et continuerons de déclarer que ce que nous voulons c’est le renversement du régime, encore son renversement et toujours son renversement. »

Aujourd’hui, le peuple iranien crie dans toutes les rues que « notre ennemi est ici-même, les mollahs mentent en disant que c’est l’Amérique ! »

Oui, c'est un régime dont la Constitution a formellement remplacé la souveraineté populaire et le suffrage universel par le pouvoir des mollahs.

Les mollahs médiévaux disent aux combattants de liberté et à l'Armée de la Liberté de la Résistance :
• Renoncez et capitulez, sinon vous êtes des infidèles et des mécréants qui faites la guerre à Dieu. Vous êtes des agents de l'Arrogance mondiale. Vous êtes une secte et vous ne bénéficiez d'aucune base de soutien dans le peuple iranien.
• Ne résistez pas, sinon vous êtes des terroristes. Sinon, vous allez être confrontés à un torrent de fausses allégations.

Oui, la campagne de diabolisation éhontée contre la Résistance iranienne dans les médias favorables à la complaisance avec les mollahs, vise à perpétuer le message que le peuple iranien est mieux loti avec ce régime théocratique, qu’il n'y a pas d'alternative, qu’il ne faut même pas y penser, ni même en parler. Ils tirent cette conclusion :

• Il faut contenter le fascisme religieux et il n'y a pas d'autre moyen.
• Si l'administration américaine ne pratique pas de complaisance avec la tyrannie des mollahs, elle est belliciste.
• Si les États-Unis bloque le régime iranien dans sa quête de la bombe atomique, ils sont bellicistes.

Les commentaires absurdes des mollahs et de leur ministre des Affaires étrangères au sujet de la soi-disant « équipe B » aux États-Unis n'étaient qu'une tentative pour dissimuler leur propre « équipe de la bombe » : de la fabrication d'une bombe nucléaire aux attentats à la bombe en Albanie et en France, en passant par les bombardements et les poses de mines contre les pétroliers dans le golfe Persique, jusqu'aux explosions, drones et attaques aux missiles contre l'Arabie saoudite et le ciblage de l'ambassade des États-Unis à Bagdad.

Quand les mollahs n’ont pas de comptes à rendre, ils se sentent encouragés et continuent : les tirs de Katioucha à Mossoul et Bassora et les tirs sur les drones américains sont des exemples qui en disent long.

Qui est en effet la partie belligérante ? Qui a lancé des tirs consécutifs de roquettes et de missiles sur les camps d'Achraf et de Liberty ?

Avant la désignation terroriste des gardiens de la révolution (CGRI) et les sanctions, et avant que les États-Unis ne se retirent de l'accord nucléaire, les mollahs clamaient sans scrupule que la Syrie était la 35e province de l'Iran. Ils n’hésitaient pas à dire que l'Irak était leur « centre et capitale » et même que « sa géographie est inséparable de celle de l'Iran ».

Un jour, l'actuel commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution a expliqué clairement : « La géographie de notre révolution s'est étendue jusqu’en Afrique du nord. » Il a ensuite mis en garde en disant que « ce sont les flammes de la Révolution islamique qui ont éclaté » en 1983 au Liban, « où l’initiative courageuse d'un jeune musulman a enterré 260 marines américains sous les décombres à Beyrouth, à l'est de la mer Méditerranée ».

Oui, le peuple iranien victime des inondations, de la misère et de diverses calamités, crie : « Laissez tomber la Syrie et pensez à nous ! » Mais l'ingérence et les crimes du régime en Irak, en Syrie, au Yémen, au Liban et en Afghanistan n'ont eu pour lui jusqu'à présent aucune conséquence grave.

Complaisance ou fermeté ?

En effet, quelle est la véritable question au cœur de la politique américaine et européenne vis-à-vis du fascisme religieux au pouvoir en Iran : la complaisance ou la fermeté ?

Plus nous approchons de la fin de ce régime, plus la contradiction et la polarisation entre le régime et les opposants au régime deviennent plus évidentes.

Après 40 années durant lesquelles ce régime a mené des guerres sans répit contre le peuple iranien et le reste du monde, ses apologistes et ceux qui en bénéficient feignent de s’inquiéter d’une guerre. Ils en font un prétexte pour décourager le monde d'adopter la moindre forme de fermeté et, à la place, appellent à la complaisance avec les criminels au pouvoir en Iran.

Les principales victimes, cependant, sont les Iraniens. L'expérience de ces quarante années a prouvé que la théocratie des mollahs est incapable de toute réforme ou changement de comportement. Comme le dit si bien un proverbe persan, « une vipère n’accouche pas d’une colombe ».

Khamenei a dit que tout changement dans le comportement du régime est synonyme d’un changement de régime.

Aussi, quelle est la véritable question qui se pose à nous, à notre peuple et notre résistance ? Se rendre ou se battre pour la liberté ?

Regardez la Déclaration d'indépendance américaine. La question posée à George Washington, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et leurs camarades et partisans était la même. Notre réponse est la même : Résister et se battre jusqu'à la victoire.

Le peuple iranien aspire à la liberté et aux droits de l'homme

Il faut saluer les femmes et les hommes courageux qui forment les rangs dans leur quête de la liberté sous la forme d'unités de résistance et de conseils de résistance populaires, et il faut vous saluer à vous qui avez étendu ces rangs jusqu’à la capitale des Etats-Unis.

Il y a trois mois, pour la première fois en 70 ans, le Président des États-Unis, dans son message de Norouz, le Nouvel An persan, au peuple iranien, en témoignait : « Le peuple iranien souhaite reconquérir la fière histoire, la culture expressive et la place qui lui revient sur la scène internationale. Il mérite un gouvernement qui lui rende des comptes et qui le traite avec dignité et respect. » Et il a souligné : « Nous nous engageons à ne jamais faire la sourde oreille aux appels du peuple iranien en faveur de la liberté, et nous n'oublierons jamais sa lutte constante pour les droits humains. »

Oui, nous ne voulons rien de plus que la liberté et les droits humains qui, bien entendu, nous ouvriront également la voie au développement et à la justice. Cela entraînera la paix et la sécurité en Iran et au Moyen-Orient. Un Iran libéré du fascisme religieux, un Iran non nucléaire et un Iran sans terrorisme ni belligérance.

La liberté l'emportera sur le chah et les mollahs

Comme l'a dit Massoud Radjavi, cela « offrira la paix, la sécurité, la démocratie, les droits humains, la stabilité, la reconstruction, l'amitié, et un Iran non nucléaire désireux de coopération économique et de développement dans cette partie du monde, et un pays qui respectera toutes les lois et conventions internationales ».

C'est pourquoi les mollahs craignent plus que tout un changement opéré par le peuple iranien, la Résistance iranienne et les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI/MEK).

Dès lors, il devient clair que la dictature religieuse n’est qu’un tigre de papier dans la lutte contre la Résistance iranienne. Et son sort ne sera pas différent de celui de la dictature du chah. C'est le verdict de l'histoire et le désir ardent du peuple iranien.

Oui, la liberté l'emportera sur le chah et les mollahs.

Chers amis qui avez défié la tyrannie et le fascisme religieux,

Le régime s'affaiblit de jour en jour, se rapprochant à chaque fois de sa chute. Par conséquent, nous portons tous des responsabilités plus lourdes. C'est le moment pour nous d'être en état d’alerte.

Il est certain que la dictature chancelante des mollahs ne pourra pas tenir devant la résistance et les soulèvements de notre nation, ni devant sa grande Armée de la liberté.

Vive la liberté ! »

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